Ma coéquipière Jill et moi-même du groupe opérationnel de l'AECRS.Belgique (Association des Equipes Cynophile de Recherche et de Sauvetage) avions décidés de rejoindre des collègues maître-chien au Québec, lors de leur camp canin annuel qui se tient en pleine forêt à quelques heures de route de Montréal. Un weekend entier passé à travailler la recherche de personnes égarées en forêt de jour comme de nuit. Et croyez moi, au Québec, les forêts sont grandes !
Comme lors d’une mission internationale il faut se préparer à prendre l’avion avec un chien, et à partager tous les moyens de transports, quitte à devoir se serrer un peu ! Il faut supporter le décalage horaire et se mettre directement au travail, comme en mission, quand le temps est compté. Au terme d’un long voyage et d’une journée de 36h nous avons effectués notre premier exercice de nuit, aux alentours du camp.
Echange de techniques, de méthodes de travail, Jill et moi avons mis en place un atelier de portage de chien et de technique de treuillage, peu usité par nos collègues québecois. Ensemble nous avons pratiqués la descente en rappel et le passage de rivière avec chien sur câble en acier, technique souvent mise en place après l’écroulement de ponts.
Nos amis nous ont aidés à nous équiper pour lutter contre les mouches, moustiques et autres sortes de taons qui sont légions dans leurs forêts et rendent la vie très vite insupportable. Les filets de protection restant la meilleure des méthodes de protection.
Les exercices se sont succédés tout au long du weekend. Chaque moment passé au camp était l’occasion de partager des avis sur le travail au GPS, ou les différences de méthode de travail entre la Belgique et le Québec dans le domaine de la recherche. Au Québec la quête est appelée recherche au flair et les équipes travaillent de manière moins dirigées sur leurs chiens qu’ici en Europe.
Diane et son chien Lasko sont l’âme de Québec Secours. Un incroyable tandem voué corps et âme au travail de sauvetage. Tours à tours victime ou chercheur nous avons terminé le weekend Jill, Diane et moi, au coin du feu, à échanger nos impressions et nos tout récents souvenirs.
Son mari Claude et elle sont à la tête de cette organisation qui compte plus de 300 bénévoles et au sein de laquelle les brigades cynophiles ne représente qu’une partie des services rendus à la population, parmi des équipes de premier secours, des plongeurs ou des pisteurs humains !
Flame de la Noire Alliance a été à la hauteur et tout au long du weekend elle a trouvée les victimes cachées pour elle par Didier, le chef instructeur de Québec secours, ancien maître chien militaire et spécialiste de la recherche d’explosif qu’il a pratiquée de nombreuses années à Paris, avant de tomber amoureux du Québec . Un long déplacement pour nous qui valait la peine et nous a permis de rencontrer d’autres passionnés du travail de recherche avec chiens de sauvetage.
L’expérience et le savoir sont partout. Il faut profiter de toute occasion pour partager ces connaissances et apprendre des autres, et toujours se souvenir qu’on ne s’entraîne jamais assez ni jamais assez dur !
Patrick